Pantxi & Domi, S01E01
28 août 2015
L’Interview du supporter d’en face
28 août 2015

Cette année-là, le 28 août…

C’était en 2010. Il raisonnait à cette époque dans les travées du Stadium, et dans toute la Ville rose pour peu qu’elle supporte ses onze et quelque hommes en tunique Airness, un air entraînant. Un air entêtant, au refrain chantant et joyeux, au rythme dansant et aux paroles fraîches quoiqu’un peu niaises. Oui, en ce temps-là, Toulouse était le tube de l’été.

 

Contexte. La troupe d’Alain Casanova, terne quatorzième d’un dernier exercice malgré tout auréolé d’une demi-finale (perdue à domicile) contre l’OM de Brandao, vient d’enchaîner trois victoires en autant de matchs de championnat. La Ligue 1 retient son souffle : le TFC est seul leader, avec 9 points (vous l’aviez, j’en suis sûr !), 6 buts pour, 2 contre. Son milieu, emmené par un Etienne Capoue enfin régulier et décisif, est triomphant, et Daniel Braaten, avec 3 buts, tutoie les sommets et tend déjà à faire oublier André-Pierre Gignac, demi-dieu échoué quelques semaines plus tôt aux pieds des monts (d’argent) de l’Olympique de Marseille.

Bref, on se la donne grave sur l’île du Ramier. Casa et ses gars ont déjà fait tomber la foudre, et le tonnerre sur Brest (2-0), mis en bouteille Bordeaux, à Chaban s’il vous plaît (1-2), et dansé sur Arles-Avignon (2-1). Ce samedi 28 août 2010, les Toulousains débarquent en Lorraine la fleur au fusil, la gueule enfarinée, de la confiance plein les tripes et les crampons. Les voyants sont clairement au violet, d’autant que leur hôte nancéien reste à domicile sur une rouste contre Rennes (0-3), ce qui n’est jamais facile à vivre, vous en conviendrez.

Sans plus attendre, la compo. Le TFC version 2010-2011 évolue encore dans le fameux et frileux 4-1-4-1. Yohann Pelé blessé, c’est l’inénarrable Mathieu Valverde qui garde les cages violettes, derrière Mbengué, Congré, capitaine Cetto et Gunino. La pieuvre Capoue règne en maître devant cette ligne de quatre, juste derrière Didot et Devaux, qui supplée Sissoko lui aussi blessé, et les « ailiers » Tabanou et Machado. Seul en pointe – en attendant de voir ce que valent (ou pas) Tafer et Santander arrivés cet été pour remplacer Gignac – l’homme en forme, Daniel Braaten.

Le match ? Du travail sérieux et appliqué, et toujours la même maîtrise des terres du milieu, et de la défense. Et la victoire, une fois de plus, est au rendez-vous. Etienne Capoue, toujours lui, ouvre le score à la 69e minute, avant que Franck Tabanou n’assure définitivement la victoire des siens dans les arrêts de jeu. En gagnant (0-2) à Marcel-Picot, surtout, le TFC continue de faire entendre à plein volume son hymne devenu tube d’un été. Douze points en quatre matchs, et une place de leader solide, avec 4 points d’avance sur Rennes et Montpellier, et une flatteuse différence de buts de + 6.

La suite ? Une trêve internationale douloureuse, une défaite cinglante à domicile contre Saint-Etienne (0-1), et une lente dégringolade. La suite ? C’est une autre histoire.


 

Le jocapoueueur : Etienne Capoue.

La sentinelle du milieu de terrain toulousain est un homme transformé. Après être passé à côté de sa saison 2009-2010, selon son propre aveu, le grand Capoue s’est ressourcé chez lui, en Guadeloupe, et est revenu au club, à 22 ans, dans la peau du taulier. En Lorraine, il assume ce nouveau costume, en dominant son sujet, mais surtout en inscrivant son second but de la saison. L’une de ses plus belles réalisations, toutes périodes confondues. Il marque au terme d’une chevauchée fantastique : course folle et chaloupée, une-deux avec Tabanou, petit pont dans la surface de l’extérieur du pied qui élimine trois défenseurs nancéiens, et malicieuse frappe de l’intérieur dans le petit filet opposé de Bracigliano…

2 Comments

  1. mateast31 dit :

    Juste pour corriger la coquille, mais c’est Santander et Tafer qui viendront nous « renforcer » à l’intersaison.

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