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Cette année-là, le 20 septembre…

C’était en 2014. Oui bon, c’est vrai que cette fois, on ne remonte pas trop loin dans le temps… Mais si je vous dis qu’il s’agit d’un match fou, avec 35 tirs et six buts au Stadium, et un Pavle Ninkov sauveur d’un point rageur, à la 87e minute ? Vous me répondez ? « Le 3-3 de TFC-Caen de l’an dernier ! » J’espère en tout cas, sinon c’est que je fais mal mon travail…

 

Contexte. Pour la sixième journée de L1, le TFC en 3-5-2 d’Alain Casanova, qui a battu Lyon et Evian à domicile, mais s’est incliné trois fois à l’extérieur, accueille Caen, qui reste sur deux défaites. Les Bas-Normands, 12es, ont le même nombre de points que les Toulousains, quinzièmes. Autre info : aucun des 8 derniers matchs entre ces deux clubs n’a accouché de plus de deux buts. Si on en croit donc les chiffres et les statistiques : les Violets ont l’avantage à la maison, affrontent une équipe caennaise d’un niveau sensiblement équivalent… On se dirige vers un 1-0, ou un match nul pauvre en but. Erreur.

Côté compo, coach Casa reconduit donc son fameux 3-5-2 avec Boucher dans les cages, derrière un trio défensif composé par Veskovac, Grigore et Moubandje, le Suisse s’étant établit dans l’axe, et Spajic étant blessé. Devant, on retrouve Didot, le capitaine Aguilar et Doumbia dans l’entrejeu, et Ninkov et Sylla sur les ailes. C’était une autre époque, c’est sûr… Une époque où Pesic signait sa deuxième titularisation, et où on ne se demandait pas s’il fallait mettre ou non Ben Yedder sur le terrain. Go, Wissam !

Le match ? Il part « sur les chapeaux de roues », même si j’ai jamais bien compris cette image. Dès la première minute, Pesic balance hors cadre une « demi-volée du droit en pivot » (je sais pas si vous vous rendez compte…) ! Le Stadium s’enflamme ! D’autant que les occasions s’enchaînent : imaginez, pas même 5 minutes ont été jouées que le TFC a déjà frappé 3 fois au but ! Bon le problème, c’est qu’il n’a pas cadré une seule fois… Et ce qui devait arriver, arriva : sur sa première occasion, CONTRE LE COURS DU JEU, et donc à la manière d’un perfide saumon, Caen ouvre le score. Par un type qui n’en n’avait pas planté une jusque là, en plus : Raspentino. Je vous jure !

Dans la foulée, Wissam Ben Yedder se fait crocheter par Pierre (le défenseur), mais Bastien (l’arbitre) ne moufte pas. Au contraire de certains journalistes et autres supporters toulousains sur la toile, qui commencent sérieusement à fulminer (c’était le paragraphe des verbes oubliés).

 

La suite ? Une première égalisation sur un premier pénalty transformé par WBY, et un dernier quart d’heure d’une incroyable intensité. Après une grosse entame de seconde mi-temps toulousaine, c’est d’abord Caen qui reprend l’avantage, grâce à Nangis. Touchés, les Toulousains ? Peut-être, mais pas coulés ! Cinq minutes plus tard, c’est la deuxième égalisation sur un deuxième pénalty, transformé cette fois par Regattin, qui venait de remplacer Ben Yedder.

Adrien Regattin

Adrien Regattin

Deux pénaltys dans le même match, évidemment les Caennais ne sont pas contents, et nous le font savoir via Twitter :

On joue alors la 86e minute, et le Stade Malherbe de Caen pense que « l’important c’est les trois points » : d’un coup-franc terriblement magnifique de Jean Calvé, les « blaugranas du Calvados » repassent une troisième fois devant. Moins d’une minute plus tard pourtant, sur une improbable action, Pavle Ninkov vient inscrire le troisième et dernier but toulousain, scellant ainsi le sort, et le score d’un match complètement « fada ». Amusant : c’est le premier match « nul » des deux équipes de la saison.

Bon, en parler c’est bien, mais se remémorer cette rencontre fabuleuse avec des images, c’est mieux non ?


 

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