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Focus : Cheikh M’Bengue

Né à Toulouse et membre de la génération Pitchoun numéro 2 – celle de joueurs nés à la fin des années 90, formés au TFC et révélés en L1, comme son grand ami Moussa Sissoko et le magnifique Etienne Capoue – Cheikh M’Bengue aura disputé 159 matchs en 5 saisons sous le maillot violet. Focus sur un joueur de 28 ans « dans la force de l’âge », international sénégalais et fraîchement débarqué à Saint-Etienne, où le Tef se déplace ce dimanche.

Cheikh en blanc (et violet), Cheikh en rouge et noir, et donc Cheikh en vert. Débarqué dans le Forez en juillet, en fin de contrat au Stade Rennais après trois saisons passées en Bretagne (89 matchs), le latéral gauche toulousain démarre une nouvelle aventure dans son troisième club français. Malheureusement, le Sénégalais de 28 ans n’aura pas la chance de croiser le fer avec ses anciens coéquipiers (enfin, ceux qu’il a connu au club : Yago, Sirieix, Sylla, JDAA, Ninkov et Vidal), la faute à une blessure contractée rapidement lors des premières minutes de sa première rencontre de championnat. Une guigne en forme de signature, pour un joueur qui n’a pas toujours été épargné par le football…

Straight to the ASSE !

Straight upon the ASSE !

L’histoire sportive débute en 1994, à Roques, où le tout jeune Cheikh évolue d’abord au poste de gardien avant d’être repositionné avant-centre. Le Toulousain y reste deux ans avant de rejoindre les équipes de jeunes du TFC. Le joueur, âgé d’à peine 8 ans, commence son aventure avec les Violets. Au début des années 2000, cette aventure se mue en amitié : Cheikh M’Bengue rencontre Moussa Sissoko, d’un an son cadet. Comme celui qui est amené à devenir autant un grand international (le meilleur joueur de la finale du dernier Euro, c’est SISSOKO !) que son grand copain, Cheikh intègre les différentes équipes du club avec talent et réussite. D’attaquant à milieu gauche, de latéral à défenseur central, le joueur convainc tous ses entraîneurs, jusqu’à la consécration : l’intégration, lors de la saison 2007-2008, dans le groupe pro et l’équipe Une du TFC.

Moussa et Cheikh vécurent heureux, et eurent beaucoup d'enfants !

Moussa et Cheikh vécurent heureux, et eurent beaucoup d’enfants !

Malheureusement, après une poignées de matchs en 2007, son ascension est coupée net. La faute à une (vilaine) faute en CFA contre Monaco, qui lui vaut (d’abord) une expulsion. Le Monégasque, sévèrement touché, ayant droit à plus de huit jours d’arrêt de travail, le Toulousain est ensuite suspendu… 13 matchs ! Une longue suspension qui n’empêche pas le numéro 12 du TFC de signer son premier contrat pro avec le club le 28 janvier 2008, et, dès l’année suivante, de s’imposer progressivement dans le onze toulousain – pourtant toujours occupé par Jérémy Mathieu. La saison 2008-2009 du TFC est exceptionnelle, ponctuée par les explosions de Gignac (24 buts en L1) et Carrasso, et par une qualification inattendue en C3. Une fin d’exercice que n’a pourtant pas vécu M’Bengue, la faute à une (nouvelle) faute, toujours face à Monaco, qui blesse Alejandro Alonso et qui, après visionnage des images et audition du joueur par la commission, écarte Cheikh des terrains pour… deux mois !

Là encore, le Toulousain va rebondir après cette suspension. Mathieu parti à Valence, il faut dire que Cheikh a un boulevard devant lui pour s’imposer à gauche. Après Baup, qui disait de lui en 2008 qu’il était « un garçon attachant, avec qui tout entraîneur a envie de travailler » et « un vrai défenseur qui adore entrer dans les duels », Casanova adopte le Toulousain dans sa défense (à l’époque, défense à 4). Les saisons s’enchaînent, avec à chaque fois au moins 25 matchs de L1 disputés, et moins de cartons rouges (trois, plus précisément). Régulier sans être transcendant, Cheikh est un garçon qu’on aime bien, un Toulousain pur jus qui sait défendre et (parfois) attaquer. En témoigne cette soirée de décembre 2011 au stade de la Mosson, où Cheikh M’Bengue m’avait réchauffé le corps et le cœur – et refroidit les ardeurs héraultaises. D’une improbable et sublime frappe sèche du pied droit de l’extérieur de la surface, le pur gaucher avait puni Geoffrey (Jourdren) et répondu à l’ouverture du score de Geoffrey (Dernis), en inscrivant le seul et unique but de sa carrière du pied. Droit.

Mbengue à Sainté en fin de contrat : trois hommes et un coup fin.

M’Bengue à Sainté en fin de contrat : trois hommes et un coup fin.

En août 2013, Cheikh M’Bengue quitte pourtant le cocon toulousain, après 17 années passées sur les bords de la Garonne. Peut-être avant de trop stagner, ou de se faire piéger par un poste de piston dans le futur 3-5-2 de coach Casa qui ne lui correspondait pas, M’Bengue a sans doute pris la bonne décision. Trois étés et 60 matchs de L1 plus tard, le défenseur change à nouveau de club. Laissant une équipe bretonne moribonde et trop garnie, le Toulousain choisit le Chaudron magique des Verts de Saint-Etienne. Des Stéphanois qui peuvent se frotter les mains d’avoir réussi à attirer un aussi bon joueur en fin de contrat. Et nous autres Toulousains qui ne pouvons que nous réjouir de ne pas l’affronter ce week-end, et nous languir de le retrouver au Stadium, chez lui, le 28 janvier prochain. Soit neuf ans TOUT PILE après avoir signé son premier contrat pro. Un joli clin d’œil pour un garçon attachant, qui nous prouve une fois de plus que le foot, comme la vie, est un éternel recommencement…

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