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Le 1er novembre 1964, à 9 397 km de la frontière nord du Laos, la commune de Fontenay-le-Comte assiste à la naissance de Thierry Jean-Pierre Moreau. Pour la ville et ses habitants, c’est une simple naissance. Pour lui, c’est le début d’une grande aventure. Diplômé de l’école de journalisme de Bordeaux, Thierry Moreau commence comme chroniqueur radio à RMC en 1988, avant d’intégrer la presse écrite et les rédactions de Voici et Ici Paris au fil des années 1990, pour finir directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Télé 7 Jours en février 2006. Quatre ans plus tard, il donne un tournant décisif à sa carrière en rejoignant l’équipe de Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste. Il résiste héroïquement depuis six ans. Ce focus ne raconte pas son histoire.

Curieusement, j’ai toujours assimilé Thierry Moreau – le joueur de foot, pas le chroniqueur de TPMP – au club du FC Nantes. Au point de croire mordicus que l’oiseau avait un jour volé pour les Canaris. Que nenni. Les stats de Wikipédia sont formelles : Thierry Moreau, né le 17 janvier à Lisieux, commune du Calvados (Normandie) de 21 132 habitants (et autant de bouteilles de Calva consommées par année et par habitant), n’a jamais mis les crampons à la Beaujoire sous la tunique jaune et verte. Le Havre, Caen, Toulouse et Amiens, oui, mais pas Nantes. Alors, pourquoi ces réminiscences ? Pourquoi ces impressions de déjà-vu ? Pourquoi cette satanée association d’idées, qui voudrait que Titi ait un jour été un canari ? D’une, parce que sinon, il n’y aurait pas eu d’article « focus » à publier à l’occasion du déplacement du TFC en Loire-Atlantique. De deux, parce que les destins de Nantes, de Toulouse, de Thierry Moreau et de mon pote de primaire Rémy Durceron (les nom et prénom ont été modifiés par respect pour la vie privée du véritable Rudy Merceron, merci de respecter nos choix éditoriaux, NDLR) sont à jamais liés. Pour l’éternité. Forever and ever. Vers l’infini et au-delà.

Avant Toivonen, il y a eu Ola Moreau !

Vous n’êtes pas au courant, mais je n’ai pas toujours été supporter du TFC. Existe un temps immémorial, que d’aucuns situent aux alentours de la fin du XXe siècle après Jésus Christ, mais que d’autres fixent avec un peu plus de précision à mi-chemin entre l’invention du film pornographique et celle du casque de réalité virtuelle bon marché Google Cardboard – ces derniers se réservant au passage le droit d’établir un rapport entre ces deux innovations technologiques -, où le fier-à-bras (et à jambes) que vous lisez en ce moment n’était même pas un « simple » supporter de football. Au milieu des années 1990, j’étais tout au plus porté sur le basket, que je pratiquais au sein du mythique club du Petit Spirou (plus pour les cadeaux et par amour pour la BD que par réelle passion pour ce sport de géants). Puis, vinrent un déménagement de la région parisienne jusqu’à une commune proche de Toulouse, un Euro 96 euphorisant, la découverte du foot et, par voie de conséquences et par jeu de vases communiquant entre toutes ces informations : ma passion progressive et exponentielle pour le TFC. Après un premier match avec un camarade de collège, le 14 février 1999, à l’occasion d’un certain TFC-OM remporté 1-0 sur un pénalty de l’illustre Oceano, et qui reste à ce jour le match à l’affluence la plus importante en L1 (35830), mon premier vrai souvenir de Téféciste au Stadium remonte au samedi 26 août 2000. Ce soir-là, mon Tef accueillait le FC Nantes. Ce soir-là, Thierry Moreau inscrivait le but de l’égalisation contre des Canaris sacrés Champions de France quelques mois plus tard. Ce soir-là, naissait en moi l’amour du maillot violet. Et tout ça, je suis certain que Rémy Durceron – où qu’il se trouve aujourd’hui et quoiqu’il soit devenu – s’en souvient.

Pour les autres, le résumé de la rencontre :

Je vous entends déjà me dire : « c’est bien joli de nous raconter ta vie, mais on s’en branle complet! » Et vous n’auriez pas tort. Revenons-en donc à Thierry Moreau, et au FC Nantes. Car ce but, cette égalisation – qui n’empêchera pas le TFC de sombrer une énième fois en seconde division à l’issue de la (tristement célèbre) saison 2000-2001, et qui n’empêchera pas non plus ledit Thierry Moreau de quitter un navire en train de couler – n’est pas le seul à avoir marqué l’histoire des confrontations entre les deux meilleurs ennemis des Girondins de Bordeaux. Deux ans auparavant, cette fois sur la pelouse de la Beaujoire, à Nantes donc, Titi Moreau s’était déjà illustré. Et de quelle manière ! Nous étions le 21 février 1998, et les Canaris de Denoueix accueillaient les Toulousains de Giresse, pour la 21e journée de D1. Après même pas 3 minutes de jeu, à l’image d’un Achille Emana à Rennes ou d’Umut Bulut contre Lyon, Thierry Moreau ouvrait le score, donnait la victoire à son équipe et bouleversait le « Top Buts » de Téléfoot. Presque 20 ans plus tard, on en rêve encore :

Bref, l’île du Ramier a beau avoir été celle du Docteur Moreau pendant quelques saisons, son histoire s’est aussi faite ailleurs – mais pas à Nantes. Quand il arrive en 1994 à Toulouse alors en D2, réclamé par Alain Giresse, directeur sportif, Thierry Moreau sort de 7 saisons pleines avec Le Havre. Le Numéro 10 normand poursuit sa route pendant 7 ans à Toulouse, malgré les relégations, avant de rejoindre Amiens en D2 en 2001, alors que le club de la Ville rose s’écroule en National. Deux saisons plus tard, c’est la quille pour Moreau, qui raccroche les crampons mais pas sa passion, puisqu’il devient entraîneur. Il coache ensuite de modestes équipes, de Fonsorbes à la Normandie, où il vit sans doute encore aujourd’hui des jours heureux, mais en dehors des terrains. Nanti on ne sait pas, Nantais on est sûr que non.

BiereGougnoux
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Apéro, Boobs, Football, gras et TFC, enquête exclusive vous plonge dans la vie de Bière-Gougnoux

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