Pourquoi le TFC ? Paroles de supp’
25 janvier 2017
TFC Vs ASSE. Qu’est-ce qu’on parie ?
27 janvier 2017

Ancien du TFC : focus sur Laurent Batlles

Quand on est supporter du TFC et qu’on fête ses 30 ans au cours de la saison 2016-2017, il y a un avant et un pendant Sadran. Le « avant » c’est les années 90 plutôt moroses, le yoyo D1-D2, les recrutements hasardeux et souvent foireux, le départ de Marcico ou encore la belle éclaircie Bonilla. C’était aussi Jacques Rubio, la boutique officielle rue Alsace-Lorraine, les maillots Puma et puis Laurent Batlles. Formé au Tef, lancé dans le grand bain de l’élite sous une tunique « Le Roc Sport » et juste avant une relégation, « Lolo » a connu plusieurs époques au club, avant et pendant Sadran. Toujours avec la même classe, et le même talent. Focus nineties.

Quand je pense à Laurent, j’ai surtout le souvenir ému du bon gars, doué mais pas assez, qui revenait à la maison, au club, à Toulouse, pour y finir sa carrière. En 2005, c’est l’idée que je me faisais du retour de Batlles au TFC, celui d’un joueur de 30 ans en pré-retraite, mais qui pouvait être sacrément utile pour son ancienne équipe. Une équipe pas encore tout à fait « pérenne » en L1, et qui avait du mal à se trouver des ambitions – et à s’y tenir – en première division. Pour moi, et pour un paquet de mes potes (à vrai dire, seulement pour « Pedro », le seul véritable supporter du Tef que ma bande d’amis n’ait jamais compté, et qui vient d’être papa, ce qui ne nous rajeunit pas ma bonne dame, je ne vous le fais pas dire), Batlles c’était aussi le « Zidane » toulousain. Une sorte de « sosie de merde » qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau dans un pastis. Même génération, même calvitie, même discrétion, même grâce avec le ballon, et même palmarès (une coupe Intertoto). Laurent c’était tout ça et beaucoup de sympathie, aussi. Un mec adorable, doué mais pas assez, mais ça me suffisait.

De retour à Toulouse, « papi » n’était pas venu faire que de la résistance.

Avant de revenir sur l’île du Ramier, notre Zizou à nous, né à Nantes le 23 septembre 1975, a baladé sa bedaine dans pas mal de clubs de l’élite. Bordeaux (aïe), Rennes, Bastia, et même une saison à l’OM, avec qui il échoue en finale de la Coupe UEFA (#àjamaislespremiers). Au total, plus de 200 matchs et une vingtaine de buts en à peu près six ans. Même s’il est parti presque à chaque fois en cours de saison, Batlles est perçu comme un bon joueur de foot, régulièrement utilisé par ses entraîneurs et rarement décevant. De retour au Tef, « Lolo » confirme ses statistiques, réalisant 3 belles saisons et participant à l’incroyable parcours de 2007 qui conduit le club sur le podium de la L1. Après 84 matchs de L1 et 4 de Coupe de l’UEFA, arrivé en fin de contrat, Laurent décide de relever un « dernier » défi. Grenoble, fraîchement promu en première division, fait appel à lui. A 32 ans, le Nantais accepte et découvre une sixième équipe. Deux années pleines plus tard, plutôt que de raccrocher les crampons et de revenir à Toulouse profiter d’une reconversion bien méritée, Batlles s’octroie du bonus. Un sacré bonus : il signe à Saint-Étienne. Avouez qu’il y a pire que le Chaudron pour faire ses derniers tours d’honneur en Ligue 1.

Réalisé sans trucage.

A l’été 2012, cette fois c’est acté, Laurent Batlles remise son costume de magicien du milieu de terrain au placard. Le joueur, qui vient de boucler deux nouvelles saisons pleines (32 et 36 matchs de L1, 4 buts à chaque fois) sous le maillot vert, peut devenir entraîneur. Enfin, pas tout à fait. Il va commencer par intégrer la cellule de recrutement du club du Forez, avant de progressivement prendre du galon dans l’ombre d’un certain Christophe Galtier. En 2013-2014 il devient ainsi entraîneur adjoint des U15 stéphanois, avant de s’occuper de l’équipe réserve l’année suivante, pour finalement occuper le poste d’adjoint de Galtier en 2015-2016. Peut-être pas encore tout à fait à l’aise dans ce rôle, ou peut-être pour prendre de l’assurance, Laurent Batlles redescend ensuite d’un cran, devenant coach de l’équipe réserve pour cette saison 2016-2017.

Un tableau de chasse que Zizou n’aura jamais.

Laurent Batlles ne devrait donc pas être du déplacement à Toulouse, dans sa ville, dans son Stadium, ce dimanche. Et comme je n’aurai pas l’occasion de saluer et remercier par mes cris l’un des héros de ma jeunesse, qui a traversé les équipes et les saisons du TFC comme Fodé Mansaré a, en son temps, traversé la défense du PSG, je tenais à le faire par écrit. Merci Laurent, merci « Zidoune », merci.

« BATTLES » ou « BATLLES », le mystère reste entier.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest

Share This