PSG vs TFC. Ce qui nous attend
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PSG vs TFC les TOPS et les FLOPS
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Dimanche notre Toulouse FC s’en allait défier l’ogre parisien au Parc des Princes. L’occasion pour le TFC de mettre fin aux matchs de préparation et d’enfin se tourner ver la Ligue 1. Retour sur une fessée méritée (mais dans le fond moins grave que si c’était pire qu’un 6-1 face à Barcelone)

 

Pas de bus.

Pendant la semaine qui a précédé la rencontre le TFC a connu une effervescence médiatique sans nul doute due à la possible première sous le maillots violet du néo toulousain Max Alain Gradel. Une chance répétée pour Pascal Dupraz d’annoncer la couleur « On va à Paris pour bétonner, on va garer le bus devant les buts d’Alban pour ne pas prendre une valise. »

Oui mais voilà Martoni bluffait. Non seulement le coach indépendantiste savoyard n’aligne pas une équipe ultra défensive ( 1 ligne de quatre, un milieu récupérateur/relayeur composé de Blin et Somalia et quatre joueurs à vocation offensive) mais en plus de ça il ne semble pas avoir donné pour consigne à ses ouailles de se contenter de défendre.

Mieux que ça c’est même nos violets qui ouvrent le score grâce à une demie volée de Max Alain Gradel qui débloque là son compteur sous ses nouvelles couleurs.

Les toulousains sont en place. Alors certes on subit les assauts parisiens mais on le fait la tête haute avec l’envie de jouer à fond la moindre situation. Gradel et Durmaz percutent, Delort est au combat, Somalia répond présent dans l’entre-jeu et Toivonen…
Sauf que bon, quand tu chatouilles un peu ce Paris là il faut t’attendre à une réaction et il n’aura fallu que treize minutes à Neymar pour venir égaliser et lancer le show.
Quatre minutes plus tard c’est Rabiot qui, après s’être recoiffé, avoir passé un coup de fil à maman et avoir bu un lait fraise décroche une frappe qui trompe Alban Lafont.

A ce moment là du match on se dit qu’il ne reste plus qu’à se pencher en avant et respirer / inspirer pour que ça ne fasse pas trop mal quand ça rentre.

Mais tel le roseau, le TFC plie mais ne rompt pas (ça faisait un moment que je voulais caser cette expression). On assiste néanmoins à une attaque-défense avec des parisiens qui se font de plus en plus pressants. On multiplie les fautes, ça cafouille un peu dans les relances mais on sert les fesses et ça passe pas.

Mieux ! L’arbitre de la rencontre profite d’un temps mort pour glisser à l’oreille de Verratti un petit « chuis sûr que tu kiffes les pizzas à l’ananas », le milieu italien pète un plomb et insulte l’arbitre en rétorquant « et toi que tu mets le vin rouge au frigo ». BIM deuxième jaune pour Marco, on plaisante pas avec le vin rouge, l’expulsion est méritée.
Six minutes plus tard Mr Amaury (l’arbitre ndlr) se rend compte que le petit Marco ne parlait pas du vin mais de la sangria et que, de facto, il avait commis une erreur.

Aucun problème, il compense en offrant un penalty au PSG lorsque Neymar est taclé par un brin d’herbe dans la surface.

Cavani pose ses attributs sur la table et tire sans en laisser le choix à Neymar. Il transforme ça fait 3-1.

Le PSG est à 10 mais mène par deux buts d’écart. Enfin pendant quatre minutes puisque Thiago Silva trouve que c’est un peu trop facile et marque contre son camp de la tête sur corner. On reprend un peu d’espoir et on se dit que l’infériorité (numérique hein, me faites pas dire blabblabla…) va nous servir à égaliser.
Que dalle ! Pastore colle une frappe magistrale dans la lucarne, Kurzmachin file un ciseau au 5 mètres 50 qui file dans les filets et Neymar s’essaie au rond, croix carré, rond dans la surface avant de frapper du gauche pour le 6-2. On en est à -4, parfait pour le goal-average.

On est tombé sur un Paris trop fort. La qualité technique (individuelle et collective) de cette équipe a compensé son infériorité numérique. Ils nous ont quand même collé quatre buts à 10 vs 11. Le score est sévère sur cette rencontre en particulier mais il reflète tout de même l’écart qui existe entre eux et nous.
Pascal Dupraz a voulu que le TFC joue et le TFC a joué, le risque était de prendre une branlée, il le savait et a accepté les règles du jeu. Grand bien nous en fasse, ça permet de constater que ce Toulouse FC a de la ressource. Derrière, si Diop et Jullien ont pris l’eau sur ce match on sait la qualité de cette paire. Le petit Amian progresse de match en match et l’a démontré pendant soixante-cinq minutes face à de sérieux clients avec, en plus, un apport offensif prometteur. Devant quand les automatismes seront là (Gradel ne s’entraîne avec le TFC que depuis jeudi) les solutions seront relativement nombreuses. Vient le problème du milieu de terrain. Si Somalia a répondu présent il n’est ni relayeur ni constructeur. Idem pour Blin, même si en dessous de ce qu’on le sait capable de faire. Il nous manque très clairement quelqu’un a qui laisser les clés du jeu. Un gars capable de faire la transition entre nos phases défensives et les quatre offensifs, une sorte de Dijo (Didot + Trejo).
Même si face à cette équipe du PSG elle ce n’est pas une base de travail, la heatmap de nos toulousains montre le manque de possibilités de construction dans l’axe. Il reste une dizaine de jours à la cellule de recrutement pour trouver la perle rare.

Source whoscored

On a joué Monaco et Paris sur les trois premières journées, notre championnat peut commencer.

Forza Viola !

BiereGougnoux
BiereGougnoux
Apéro, Boobs, Football, gras et TFC, enquête exclusive vous plonge dans la vie de Bière-Gougnoux

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