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BeinSport 8 le retour. Itinéraire de deux enfants (pas) gâtés du foot français, et d’un match déjà décisif… TFC vs SRFC, tout ce qui faut savoir.

 

Duel au sommet

Ce n’est plus la peine de la rappeler. Si les deux équipes ont plus ou moins le même destin chaque année (ventre mou, du moins lorsque les violets ne jouent pas le maintien), les oppositions ont, elles, toujours été riches en rebondissements. Au Stadium d’abord. Comment oublier l’une des pires débâcles de ces dernières années (voire de l’histoire moderne) du TFC en octobre 2013, avec 5 buts encaissés pour 0 marqués ? Ou encore ce scénario improbable d’un soir de février 2016 où les rennais égalisèrent à la 91’ puis prirent l’avantage 2 minutes après, scénario qui conclut l’ère Dominique Arribagé pour commencer celle de Dupraz. Heureusement, tout n’a pas été si rose pour les rennais à Toulouse. On retiendra par exemple un but de Pesic à la 85’ (2-1), à peine 2 minutes après une égalisation rouge et noire exactement un an avant. Ou encore, grand classique, ce but du 2 partout du gardien Ali Ahamada pour le Tef à la 95ème minute en 2012 (c’est notamment ce qui rentra en compte pour l’annonce de la fin du monde). C’est pour toutes ces histoires alléchantes et improbables que l’on aime ces Toulouse-Rennes (sauf le soir du 0-5, là on a moins kiffé). Mais aussi bandant qu’une pizza à l’ananas (dédicace au patron), les 22 acteurs de la dernière confrontation il y a 6 mois n’ont effectué que le strict minimum avec un 0-0 particulièrement insipide. Faut-il encore s’attendre à un match aussi pauvre ? Peut-être… La dernière fois que rennais et toulousains se sont affrontés lors d’une 4ème journée, le score fût le même que celui de mars dernier…

Déjà décisif ?

Chez les violets, l’heure est aux volte-face. Suite au revers plus lourd que prévu face au PSG, surtout lorsqu’on revoit le score à la 75ème, les hauts-garonnais se sont vus offrir une 16ème place peu méliorative faute d’un goal-average déjà vertigineux. Mais on ne va pas se mentir, ce match était pratiquement perdu d’avance. Ainsi, les coéquipiers de Christopher Jullien ont ce soir l’occasion de se rattraper. Une victoire conclurait le mois d’août avec 2 victoires – face à Montpellier et Rennes, deux adversaires « directs », tout en gardant le Stadium invaincu – et 2 défaites à l’extérieur face aux 2 premiers du dernier championnat. Honnêtement, on n’en attendait pas réellement mieux.

Côté breton, les années se suivent et semblent se ressembler. L’objectif, bien qu’un peu flou, reste l’Europe. Mais entre les valeurs sûres du championnat (Paris, Monaco, Nice, Lyon), et les nouvelles têtes d’affiches : le Lille de Bielsa, le Nantes de Ranieri, le Sté de Garcia, l’OM de Garcia, le Troyes de Garcia et le Sergent Garcia aussi il sera difficile de rivaliser sur la durée. Mais les dernière folies du patron Pinault (Sarr acheté à Metz pour près de 18 millions) font croire que les rennais sont venus jouer les trouble-fêtes cette année. Pourtant, c’est bel et bien face à Lyon et Dijon à domicile et à Troyes l’extérieur que les hommes de Gourcuff n’ont pas été capables de ramener une seule victoire. Un nul chez le promu, un nul concédé à la dernière seconde sur pénalty face au 16ème de l’exercice précédent et une défaite pourtant loin d’être ridicule 1-2 face au nouveau Lyon. C’est donc déjà en quête de points et de confiance que débarquent les Bretilliens sur l’île du Ramier, avant de se déplacer après la trêve internationale au Vélodrome puis de recevoir Nice… De quoi en cas de défaite à 22 h de les plonger dans une zone réellement rouge et noire…

Travaux sur la rocade rennaise ?

Et pour cela, la tâche ne sera pas si simple. Privé de leur gardien blessé, ils devront faire avec un nouveau gardien tout droit sorti d’Antalyaspor en Turquie (normalement c’est l’inverse, tu fais de la merde hop tu vas en Turquie, bh lui il a pris le sens inverse). Bon après quand on se dit que d’autres jouent avec De Préville dans les cages ça fait réfléchir… Yoann Gourcuff ne sera également du voyage. Sans commentaire. Hunou et Zeffane sont absents, Erasmus est en échange scolaire avant la rentrée. Et si Sarr, le plus grand transfert de l’histoire du Stade Rennais, n’a pas encore débloqué son compteur, ce n’est pas le cas de Firmin Mubélé, déjà à 2 buts en Ligue 1 Conforama. Le SRFC a d’ailleurs toujours marqué lors d’un match cette année. C’est donc la défense qui semble un peu plus péché avec 5 ballons à récupérer dans ses filets.

Sans blessés particuliers, l’aventure ne se fera pas pour Bodiger et Machach, laissés au repos. Cahuzac et Somalia devraient animer le milieu de terrain. On compte alors sur Delort, Gradel, Toivonen et cie, qui ont réussi à en mettre 2 à Monaco et au PSG chacun pour infliger la même sentence à nos adversaires d’un soir. C’est faisable.

Une défaite compliquerait clairement les choses pour nos violets. Même si la saison reste encore longue, une déroute pourrait déjà les plonger dans la zone de barragiste voire de relégable en cas de victoire de Dijon, Metz ou Amiens. Rien n’est à exclure. Au contraire. En particulier lors des Toulouse-Rennes.

Le pronostic : Toulouse – Rennes : 2 – 1

Les autres rencontres de la 4ème journée :

Paris SG (1er) – Saint-Etienne (3ème) : 3 – 0

Nantes (15ème) – Lyon (4ème) :

Amiens (20ème) – Nice (11ème) :

Bordeaux (6ème) – Troyes (8ème) :

Caen (12ème) – Metz (19ème) :

Dijon (18ème) – Montpellier (9ème) :

Toulouse (16ème) – Rennes (17ème) :

Guingamp (14ème) – Strasbourg (10ème) :

Angers (7ème) – Lille (13ème) :

Monaco (2ème) – Marseille (5ème) :

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