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Si la domination violette dans la ville rose ne se discute pas, les toulousains auront pour mission ce soir de récupérer l’intégralité de la Garonne. Une dernière parcelle concédée en janvier dernier au Matmut Atlantique (1-0 pour les locaux) reste sous contrôle marine. Parcelle qui ne sera plus qu’un mauvais souvenir sur les coups de 23h.

 

Terrain conquis

Si la Garonne oscille entre violette et marine (pour finir plutôt verte), le Stadium, lui, reste toujours doré d’un beau violet uni. Le temps que 3 présidents ne se succèdent, que Grenoble, Boulogne ou encore Le Mans ne soient encore en Ligue 1, qu’Evra n’ait encore rien contre le fait de descendre du bus et pire, que Marseille ne remporte le championnat cette année-ci. Il fallut attendre Noël 2009 pour que les toulousains offrirent à leurs adversaires du soir leur dernière victoire au Stadium en Ligue 1. Depuis, le suspense est aussi intense que dans un film de Dany Boon. Depuis 2 nuls concédés tous deux en 2013 et une qualification en Coupe de La Ligue l’année suivante pour les bordelais, rien ne semble arrêter les violets dans leur jardin.

Le festival commence en mars 2015 quand c’est Dominique Arribagé qui tente de sauver une première fois le club d’une descente qui semble se profiler – et c’est Jean-Armel Kana-Biyik qui crucifie Carrasso de la tête à l’heure de jeu pour redonner l’avantage aux locaux qui le garderont jusqu’au coup de sifflet final (2-1). Exactement un an après, dans un contexte où la descente ne semble plus se profiler, mais où elle semble plutôt inexorable, les hommes pour la première fois coachés par Pascal Dupraz assomment leurs voisins d’un 4-0 record. L’été suivant, alors que peu de monde ne croît encore à un exploit face à une formation bordelaise boostée par les arrivées de Ménez et Toulalan, les violets assènent le coup de grâce en marquant 2 buts dans les 10 premières minutes, pour finir le tout sur un score de 4-1. Alors, 4-0, puis 4-1, maintenant 4-2 ? Honnêtement, on signe tout de suite.

 

La clé du match : les recrues ?

Si l’année dernière, la Belle Endormie avait misé sur les retours de deux Jérémy (Ménez et Toulalan), il n’est pas difficile d’admettre qu’il a dû y avoir une couille dans le potage. Cette année, le recrutement semble plus judicieux. En premier lieu, au poste de gardien de but. Pour remplacer Carrasso jeté au grenier, c’est à Rennes que les girondins sont allés chercher Costil. Au milieu, le voyage a été plus long. C’est de Belgique que vient Lerager, du Brésil, Otavio. En attaque, c’est la nouvelle tête à claques préférée des supporters violets, Nicolas de Préville, qui tentera de tromper la vigilance d’Alban Lafont. Resté à Reims il y a un an et demi pour sauver le club de la relégation (et merde), il avait été draguouiller par Dupraz pour rejoindre les bords de Garonne. Emettant le souhait de jouer l’Europe, celui-ci avait finalement fait ses valises pour Lille, qui sera éliminé 2 semaines après par l’ogre azerbaïdjanais du Qarabag FK (re-merde). Convaincu par le projet européen, c’est vers Bordeaux qu’il s’est envolé cet été. Fin de la blague.

Côté toulousain, le recrutement semble faire l’unanimité. Malheureusement, beaucoup des arrivants estivaux ne seront pas de la partie. Parmi eux, Max-Alain Gradel, qui a déjà fait ses preuves pour ses 2 premières prestations. Yaya Sanogo et Steven Fortes auront quand à eux toujours leur place dédiée en tribunes. Giannelli Imbula devrait une nouvelle fois être aligné au milieu en compagnie de Yannick Cahuzac. Ainsi peu de surprises devaient animer les compositions de deux formations ce soir.

 

A vous de jouer !

Ainsi, pas de Max Gradel ce soir. Mais comme on le sait, ce ne sont pas forcément toujours les top-recrues qui marquent les matchs de ce genre. Nous sommes en 2011 quand Emmanuel Rivière assassine Bordeaux à la 92ème minute pour inscrire le but victorieux d’un Tef dominé qui s’imposera finalement 3-2. Un match qui avait déjà lieu… lors de la 6ème journée. Bis repetita ?

S’il existe un match à gagner chaque saison (ou plutôt à ne pas perdre), c’est bien celui-ci. 8 ans que le goût de la défaite reste inodore pour les fans toulousains. Mais on le sait, tout à une fin. Ce soir, les violets auront une faim de loup.

 

Le pronostic : Toulouse – Bordeaux : 3 – 1

 

Les autres matchs de la 6ème journée de Ligue 1 :

Toulouse (9ème) – Bordeaux (5ème) :

Monaco (2ème) – Strasbourg (18ème) :

Dijon (19ème) – Saint-Etienne (4ème) :

Guingamp (12ème) – Lille (16ème) :

Nantes (8ème) – Caen (6ème) :

Troyes (15ème) – Montpellier (17ème) :

Amiens (13ème) – Marseille (10ème) :

Angers (7ème) – Metz (20ème) :

Rennes (14ème) – Nice (11ème) :

Paris (1er) – Lyon (3ème) :

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