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SCO vs TFC. Le match depuis le parcage

Habitués au « match vu du virage », c’est aujourd’hui un match vu « du parcage » que l’on vous propose. Car oui, le Capitole FC a sacrifié son week-end pour monter « dans le Nord » et a assisté, sans encore le savoir, à la première victoire à l’extérieur de la saison.

 

 

 

On s’en était déjà aperçu l’année dernière, on s’attendait à une confirmation ce week-end : l’invasion toulousaine à Angers n’aura eu lieu que le 14 mai 2016. Une manière sans aucun doute de réaffirmer le caractère mystique du jour de gloire violet.

Ce samedi soir, c’était donc un déplacement lambda pour les supporters occitans. Devant l’esplanade du stade, on peut facilement croiser une bonne quinzaine de supporters toulousains venus d’Angers ou de sa région. On se demande bien ce que cela donne lors d’Angers-PSG ou Angers-Marseille… Les supporters violets s’échangent des sourires, des poignées de main, tentent de pronostiquer le match auxquels ils vont assister. Peu d’entre eux s’attendent à une victoire ou à un match flamboyant, seule la possibilité de voir leurs protégés jouer au moins une fois dans leur région les a réunis. Qu’il est loin mon païs quand on habite « dans le Nord »…

Le car toulousain fait son entrée à Raymond-Kopa dans un mélange d’applaudissements pour les plus fairplays et de quelques sifflets pour les quelques détracteurs de Dupraz. C’est de bonne guerre. D’autant plus lorsque celui-ci chargera encore les dirigeants angevins à la fin du match.

Les portes ouvrent et il faut passer sous les tribunes pour rejoindre le parcage. Quand on voit les échafaudages au-dessus de nos yeux, on se dit qu’on est bien content de n’être qu’une cinquantaine. Certains s’imaginent déjà à Amiens il y a 3 semaines… Délocalisés à la gauche du kop de la Butte, les violets se remémorent le lieu-même de la fameuse remontada. Les barrières gâchent un peu le spectacle et il est difficile de voir nettement le but situé devant la tribune des ultras.

Une trentaine d’Indians et d’Eagles font leur entrée. On nous fait croire que 8 autres bus sont bloqués sur l’autoroute mais on comprend rapidement que les supporters toulousains n’auront pas à se battre pour avoir une place et seront « en famille ». Le stade angevin semble rempli mais cela est dû à la relative capacité du stade et à la condamnation de la tribune opposée en travaux. Finalement, cet Angers-Toulouse aura presque attiré le même monde qu’un Angers-Lyon, 300 fans en moins. Mais ce n’est sûrement pas pour la qualité du match.

On a déjà vu les ultras, que ce soit d’un côté ou de l’autre, être plus en forme. Le public a du mal à s’emporter dans un match qui s’annonçait, et qui s’est confirmé, être bien terne. Puis vient cette fameuse 38ème minute qu’il ne fallait pas louper tant ce fût le seul éclat toulousain non seulement de la première mi-temps, mais également de toute la partie. Coup de chatte ou combinaison foireuse, peu importe quand Diop pousse le ballon au fond des filets. Un but que je ne découvre que dimanche soir dans le CFC, les barrières en ayant décidées ainsi. Peu importe, les grillages deviennent rapidement des terrains de jeu d’escalade. 3 ou 4 sièges, déjà bien abimés, sont pétés. Un supporter profite de cet acte malencontreux pour en prendre un et s’assoir en plein milieu des escaliers pour mieux voir le terrain. L’ambiance est plutôt bon-enfant.

Il n’aura fallu que 2 minutes après le retour des 22 acteurs pour que l’éclairage ne décide d’envoyer tout le monde au lit en s’éteignant. Chez les Indians, on en profite pour entonner un joyeux anniversaire à un des membres, non sans amuser les supporters locaux. Le peu d’animation qui fait vibrer ce match vient des tribunes. Les toulousains réclament « du rugby à Angers ! » quand dans le même temps, les angevins enculent on sait qui, la Brigade Loire ou le Stade Lavallois. On ne sait pas trop, et on n’a d’ailleurs pas trop envie de savoir. Tout le monde sent le but angevin arrivé. Il n’en sera rien.

On prend conscience dans le virage du véritable miracle auquel on vient d’assister. Le stade vidé, il ne reste plus que les ultras angevins et toulousains côte à côte. Des mots fleuris et des bouteilles de Cristalline sont échangés, sûrement quelqu’un devait avoir soif en tribunes. Mais rien de bien méchant, la sortie du stade se déroulera sans accroc. Dehors, une sorte de Berger niçois mais en toulousain se met à pleurer. La raison ? Il aurait conduit 4h à l’aller au lieu des 2heures qui étaient prévues. On est de tout cœur avec lui.

Chacun rentre satisfait du résultat mais réellement inquiet pour les prochains matchs, notamment contre Saint-Etienne et Nantes. Que ce soit sur le terrain, ou dans les tribunes… Car vous le savez, l’équipe du CFC a le goût du risque et sera aussi présente à Nantes dans une semaine. A bientôt dans toutes les tribunes de France les copaings !

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