TFC vs FCM Ce qui nous attend
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Samedi le TFC recevait la lanterne rouge, Metz. Après la trêve internationale il devait nous faire oublier la piteuse prestation face à Nantes. L’idée était de retrouver un allant offensif, de mettre du liant dans le jeu, de l’envie dans les duels et de la cohérence dans nos choix. Raté. TFC vs FCM, le débrief.

Avant le match on avait le choix de se dire que des leçons allaient être tirées du dernier match de nos violets et que la trêve allait être l’occasion de (re)partir dans le bon sens ou, de penser que notre capacité à relancer les équipes dans le trou conjuguée à l’arrivée de Hantz allait briller au yeux de « la France du foot ». Ben devinez ! On n’a pas relancé Metz mais on n’a pas joué au foot non plus.

Alors oui, on a mis (un peu) plus de rythme mais pas assez pour déstabiliser une équipe dont la moitié des joueurs jouent avec un déambulateur. La faute à un jeu ultra vertical qui, à aucun moment, n’a permis d’étirer les lignes d’un groupe grenat pourtant réduit à 10 pendant soixante-dix minutes.

Sur les côtés, Grade et Jean (qui a disparu en seconde) ont bien réussi à déborder leur adversaires directs assez régulièrement mais pour se retrouver dans l’obligation de (mal) centrer dans une marée messine. Faire sortir le bloc en étant patient et en permettant, de facto, à Delort de se retrouver dans des situations plus intéressantes, ça on a oublié.

Alors bien entendu, en dehors des contres, très bien menés par ailleurs, de Metz on avait la main mise sur à peu près tout, Assou-Ekkotto en première était dépassé à chaque fois, je connais des SDF qui sont moins à la rue que lui, Alban Lafont a passé les quarante-cinq premières minutes à réviser son BEPC et même Michelin, comptant pourtant peu de temps de jeu, se permettait quelques montées. Mais rien n’était efficace, le bloc messin était en place et nos manques dans l’axe le laissaient tranquille. Je me suis amusé à calculer l’apport d’Imbula dans ce secteur, celui de l’avant dernière passe, du décalage, de la prise d’intervalle…et le résultat est sans équivoque, il est, à quelque chose prêt de : zéro. Je veux dire, on nous a vendu ce gars comme un petit crack dans le besoin de se (re)montrer brillant, mais j’ai l’impression que même Johnny Hallyday a moins de mal à trouver un second souffle.

D’ailleurs reprocher, même à demi-mots, à Delort de trop décrocher ou de trop s’excentrer quand il passe quatre-vingt-huit minutes par match à voir les ballons ne pas lui arriver, lui, attaquant et gourmand de cuir, ça revient à reprocher à un gosse d’aller fouiller dans le placard à bonbons quand tout ce qu’on lui offre au goûter c’est des Chamonix agrémentés de chocolats Mon Chéri.

De la même façon, trouver qu’il manque un chaînon (du liant ndlr) à cette équipe…….

ON A TERMINE LA RENCONTRE COMME CA BORDEL !!!!

Aligner les joueurs offensifs ne fait pas une équipe dangereuse. Deux frappes cadrées sur vingt-et-une (ou 22 j’ai même pas envie de vérifier) ça ne relève absolument pas du manque de caractère mais ça peut s’expliquer soit parce que tu n’as que des chèvres devant soit parce que les positions de frappes sont moisies. Pas que les deux solutions soient incompatibles, mais voici la carte de chaleur de nos joueurs offensifs avec pas moins de 229 ballons joués.

Source : whoscored

Tout ça pour dire que t’as beau mettre ta plus belle chemise c’est pas pour ça que tu vas chopper et quand, de surcroît, ta plus belle chemise c’est une chemise à fleur avec un dragon imprimé en relief, à part une MST je vois pas ce que tu peux attraper.

Ce match nul est une défaite.

Forza Viola.

BiereGougnoux
BiereGougnoux
Apéro, Boobs, Football, gras et TFC, enquête exclusive vous plonge dans la vie de Bière-Gougnoux

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