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TFC vs OGCN La conf’ décryptée
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Ce matin, après avoir balancé mon traditionnel « bonjour » sur Twitter, j’ai été pris d’une soudaine envie de voir le temps s’accélérer et de me retrouver demain vers dix-huit heures errant dans le Stadium en attendant le coup d’envoi d’un TFC vs OGCN qui ne s’annonce pas forcément extraordinaire. Puis je me suis dis que c’était quand même sacrément con d’être excité à l’idée d’aller voir jouer une équipe qui pratique un football plus que moyennasse, qui se trouve aux portes des enfers de la Ligue 1 et qui est en crise de résultats. C’est pas le football qui nous rend con, c’est les couleurs que chacun lui attache.

Finalement ce n’est pas de souffrir d’un jeu frileux ou de résultats merdiques qui nous excite à revenir au Stadium semaine après semaine, avouons que ce serait une belle connerie de s’infliger des souffrances en dehors de soirées cuir et gravier prévues à cet effet.

Non, ce qui nous excite, ce qui nous pousse à revenir même après une surdose de déceptions, c’est l’éternel espoir de prendre du plaisir, la perpétuelle envie de voir notre équipe nous offrir un moment unique et de l’y aider. Lorsqu’on est supporter on est bien plus accroché aux couleurs de son club qu’à ses performances de l’instant.

Imaginez un seul instant qu’un pote, même proche, vous serve, semaine après semaine à sa table, des plats trop cuits, des frites de choux de Bruxelles, des pizzas à l’ananas… Je suis prêt à parier le PEL que je n’ai pas que vous éviterez coûte que coûte, après trois repas de retourner manger chez lui tant qu’il ne se sera pas abonné aux tutos cuisine de Maïté. Et bien être supporter c’est accepter de manger du caca tous les samedis et revenir le samedi suivant en espérant se voir offrir un menu cinq étoiles auquel on peut ajouter l’assaisonnement par nos cris, nos chants et autres invectives.

Alors évidemment je suis le premier, à la radio, entre potes, sur Twitter… à me plaindre parfois avec véhémence d’autres avec dépit de ce que notre Toulouse FC nous sert à dîner actuellement mais, et ce n’est pas une excuse mais une explication, c’est la passion du supporter qui s’exprime dans ces moments là. Et quand je me surprends, au réveil, à avoir une envie irrépressible d’être à l’heure H d’un match, je n’oublie pas les déceptions actuelles mais j’en fais abstraction en espérant, sans même m’en rendre compte, qu’elles seront, si ce n’est effacées, au moins oubliées le temps d’une soirée.

Parce que, même si la phrase est tombée dans le domaine de la langue de bois, chaque match est unique. Sans même parler du résultat d’une rencontre, les émotions qu’elles procure sont à chaque fois différentes. Une égalisation de la tête du gardien à la quatre-vingt-treizième, un triplé suédois combiné à un but à huit-cent bornes qui nous envoient affronter Liverpool, un but de Johan Micoud dans les arrêts de jeu qui nous fait perdre… A chaque match sa vérité (BIM encore un adage tout fait), le seul point commun à tous les souvenirs de supporter qu’on peut avoir c’est les couleurs du club qu’on supporte.

Alors je ne vais pas arrêter de me plaindre quand les violets joueront mal, d’abord parce que chaque contre performance nous offre une justification à l’abus d’alcool, mais surtout parce que c’est une partie intégrante du supporter. Et évidemment que je continuerai à préférer tel schéma de jeu que celui là, ou tel joueur titulaire à la place d’un autre mais, tous les samedis je serai derrière le TFC parce que ce qui importe, au delà des mecs ou du jeu, c’est le club que je supporte. Et puisque j’en étais à utiliser des phrases toutes faites, à celle qui dit « les joueurs passent, les supporters restent » j’ai envie d’y ajouter que le club, lui aussi reste et que c’est même lui qui nous rassemble.

Du coup me rappeler que c’est grâce à tel ou tel bonhomme que le Toulouse FC est encore en Ligue 1 suite à un exploit ça m’intéresse peu, ce qui m’excite c’est ce que je vais manger demain face à Nice, puis samedi face à Lille etc… Avec l’envie, à chaque fois renouvelée, de sauter, de crier, de vibrer et d’être fier d’y avoir contribué.

Finalement être supporter c’est pas du masochisme, c’est de l’espoir permanent.

Forza Viola.

BiereGougnoux
BiereGougnoux
Apéro, Boobs, Football, gras et TFC, enquête exclusive vous plonge dans la vie de Bière-Gougnoux

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