TFC vs LOSC ça fait un petit peu peur quand même
3 mai 2018

Antépénultième épisode de la saison 2017-2018, énième refrain qui n’aura pas atteint des sommets d’originalité tant la colonne vertébrale de l’intrigue resta la même que celle de l’année dernière, de l’année précédente et de celle d’avant aussi… Car si dans les années 90, « à la fin du match, c’est toujours l’Allemagne qui gagne », depuis 5 ans, « à la fin de la saison, c’est toujours Toulouse qui termine 17ème »…

 

Le Tef dans la régularité

Si impossible n’est pas toulousain, il l’est également de finir dans la première partie de tableau. Car sur les 4 dernières années écoulées, le Tef a terminé 3 fois sa saison sur la 17ème marche. Seule l’année dernière et son début en fanfare (4-1 contre Bordeaux, 2-0 contre Paris, 3-1 contre Monaco) avait épargné au Tef une course au maintien qui lui tendait pourtant les bras au vu de ses superbes prestations finales (seulement 3 victoires lors de la phase retour). C’est donc en revenant à ses bonnes habitudes que les violets s’apprêtent à jouer un énième match décisif pour leur survie en Ligue 1. Mais bon dans un sens, si on’ descend toujours pas, on aura quand même un léger goût de victoire à la bouche. Malin.

Une mosaïque qui devra ne faire qu’un

L’année dernière, notre cher président avait mis toutes les chances de son côté pour motiver les siens, en recrutant le berger des montagnes Pascal Dupraz. Héros d’un soir, il n’aura par la suite pas eu la même reconnaissance et surtout la même faveur que ces prédécesseurs Alain Casanova et surtout Dominique Arribagé (qui bien évidemment est toujours au club), limogé après une défaite dans le temps additionnel sur la pelouse du 7ème de Ligue 1. Cette année pas de discours, pas de diapos, pas de reportages, c’est avec l’homme de l’ombre Micka Debève que la bande à Delort tentera cette année de se sauver in extremis. Pas de Dupraz, pas de Yaya Sanogo non plus, actuel homme en forme occitan avec 5 réalisations, 2 de moins que celui qui s’est essayé au rugby la semaine dernière Max-Alain Gradel et 1 de moins que celui qui a marqué 5 de ses 6 réalisations sous le maillot du Stade Rennais, Firmin Mubélé. Mais avec 25 000 supporters, 25 000 cœurs qui devront chanter d’une même voix dimanche pour transcender leurs joueurs.

Jamais 3 sans 4 ?

J’vous l’accorde ça semble pas hyper bien embarqué, mais on pense que le Tef a de sérieuses raisons d’espérer, à conditions que les supporters soient au top de la première à la dernière seconde. Car les joueurs de l’île du Ramier l’ont déjà fait, et ont fait de leur sauvetage au dernier moment une de leurs spécialités bien gratinées. En 2008, l’épopée Ligue des Champions a tourné court, du moins plus court que l’épopée maintien emmené par Elie Baup et ses hommes. Nous sommes à la 38ème journée et Toulouse a besoin d’une victoire pour se sauver. Ni une ni deux, Pantxi Siriex fusille le montant nordiste et offre le maintien à ses coéquipiers. Et puis il y a 2016, mais bon là on va tourner court tout le monde connaît (jsuis payé aux nombre de mots écrits, c’est la crise). Et puis il y a l’année précédente, 2015. C’est donc el Maestro Arribagoal qui tient les rênes du club haut-garonnais. Nous sommes non pas à la 38ème, ni même à la 37ème (wola l’exploit) mais encore à la 36ème journée où le Tef a besoin d’une victoire pour quasiment s’assurer une nouvelle année en Liguain la saison suivante. Une victoire face à Lille. Une victoire qui ferait prendre 5 points d’avance sur le premier relégable aux violets. Un match que nos protégés vont plutôt déjouer jusqu’à cette 80ème minute où Oscar Trejo puis Martin Braithwaite iront forcer la décision finale. Victoire 3-2, Toulouse est à 99% en L1 et vient de condamner Evian Thonon le club de Pascal Dupraz a une descente presque inexorable. Demain, ce n’est pas vers Pascal qu’il faut tirer (ni même jamais d’ailleurs, où vous aurez à faire à moi), mais sur ces fameux lillois, ceux qui nous ont envoyé en Ligue des Champions en 2007. Et ceux qui pourraient nous envoyer en Ligue 2 demain.

Tous au Stadium !

Alors oui je ne vous le cache pas, je le sens mal. Mais je trouve ça tellement excitant. Parce que le Tef ne joue pas le haut de tableau, n’a pas fait d’épopée en coupe depuis longtemps ou n’a pas de derby à gagner impérativement chaque année. Ces maintiens sont nos seuls moyens de basculer dans l’hystérie. Demain, il faudra que le Stadium soit rempli. Qu’il chante, qu’il hurle et qu’il applaudisse du début à la fin. Que tous ceux qui n’ont pas encore acheté leur place le fasse où on arrête le CFC et on part supporter les Chamois Niortais.

On peut pas perdre maintenant, pas après tout ce qu’on a fait (genre gagner contre Amiens à domicile).

Ma compo :

Lafont

Amian – Diop – Jullien – Moubandjé

Cahuzac – Imbula

Mubélé – Gradel – Durmaz

Delort

Avec entrées de Somalia, Jean, Toivonen

(comme vous pouvez le constater je suis défenseur de formation)

Le pronostic : Toulouse FC – Lille OSC : 3 – 1 (en toute impartialité évidemment)

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