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« Alors, t’as fait quoi c’week-end ? »

Nous avons tous un point commun, c’est la mine grise affichée le Lundi matin au boulot lors de la prise du 1er café d’une longue semaine. Et nous avons aussi tous ce même collègue, enjoué, venant te déconcentrer en plein mâchouillage de touillette avec cette question immuable : « Alors, t’as fait quoi c’week-end ? « .
C’est au milieu des commentaires sur le taux d’ensoleillement des 2 jours passés, du dernier inconnu éliminé de DALS ou de la lourdeur du rôti dominical, que le quotidien d’un supporter du Tèf diffère un peu. Voilà maintenant plusieurs années que j’ai hebdomadairement droit à mes habituels « Alors, contre qui vous avez perdu c’week-end ? », « Parait qu’le TéféCé s’est encore ridiculisé » ou plus récemment « T’es quand même allé au match ! Vous en avez pas marre de prendre des branlées ? » en remplacement de la sainte ritournelle.
Il faut faire preuve d’un aplomb certain pour répondre systématiquement « J’sais pas : je n’vais pas au stade pour voir du foot mais pour supporter le club de ma ville. Si j’veux mater un match y’a BeIN ». Parce que pour nous c’est ça supporter. Amener son support en supportant victoires, défaites et échecs. Parce que, dans 15 ans, les joueurs, entraineurs ou même dirigeants ne seront plus les mêmes. Ce qui sera encore là, ce sont les couleurs du club et les gens qui les portent quoi qu’il arrive.
Alors, même si on s’croise Lundi prochain ou dans une décennie, vous saurez déjà c’que j’ai fait c’week-end !

Cela va faire maintenant 20 jours que le divorce entre les Ultras toulousains et la direction du TéFéCé à été prononcé. Si la goutte qui fit tout déborder est bien l’incompréhensible et violente intervention des forces de l’ordre lors de la manifestation qui suivit la défaite à domicile des Violets face à Lille, le vase était lui déjà empli d’années de manque de compétences professionnelles et d’investissement personnel à tous les étages de l’organigramme du club.
Pour preuve le mutisme de ce dernier devant cette ultime tentative de tirage de sonnette d’alarme du Kop que fut l’abandon du « matos » servant à supporter l’équipe, accompagné du boycott de la fin de saison. Cette absence de communication, envers une frange semblant à certains fondamentale dans la vie et l’existence d’un club de football professionnel, n’envoie qu’un seul message : les supporters en virage n’ont pas la moindre importance et l’institution se porte mieux sans.
Il suffit de regarder, malgré des résultats sportifs catastrophiques, les belles affluences accompagnées d’ambiance de kermesse des deux derniers matchs de la saison. A noter même la notable participation du (merdique) public toulousain, complètement amorphe à l’accoutumée, qui là, reprenait en cœur des chants spontanés, allant même jusqu’à taper dans les mains ! ! !
La mission de longue haleine pilotée par le président depuis longtemps semble accomplie : faire du Toulouse FC un club familial, sans aspérité et donc sans ferveur. Bien sous tout rapport. Toujours prêt à collaborer avec la justice pour punir les immondes débordements pyrotechniques. Toujours le bon élève devant la DNCG. Toujours là pour défendre les intérêts des mastodontes du syndicat « Première Ligue » alors que ces derniers ne se sont jamais gênés de nous enfoncer sportivement, bien loin du fair-play parfois…
Il fallait voir, lors des matchs boycottés, la peine de ceux qui ont voué tout leur temps libre à préparer l’animation des matchs à domicile ou en déplacement de ne pas être présents pour crier leur amour à ce club, jouant pourtant son avenir, se retenant même d’éprouver de la joie pour cette issue certes heureuse mais aussi synonyme de continuité dans la médiocrité actuelle et pourtant efficace.
La colère des Ultras va surement faire place à la tristesse. Malgré les prémices en 2013 avec des #CasaDémission, le #ProjetTFC et la Remontada en 2016, les barrages en 2018, le statu quo reste stratégie globale du Toulouse Football Club.
Alors merci au président d’avoir personnellement sauvé le club de la disparition pure et simple en 2001. Mais comment dire l’aimer ou aimer le football quand tant d’actes prouvent le contraire ? Cela reste le point de vue d’un insignifiant et inutile supporter assidu depuis deux décennies.

MNC
MNC
Rappeur 31 Toulouse - Supporter Virage Est BFS - @CapitoleFC - #ForzaTFC

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