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« Alors, t’as fait quoi c’week-end ? »

Nous avons tous un point commun, c’est la mine grise affichée le Lundi matin au boulot lors de la prise du 1er café d’une longue semaine. Et nous avons aussi tous ce même collègue, enjoué, venant te déconcentrer en plein mâchouillage de touillette avec cette question immuable : « Alors, t’as fait quoi c’week-end ? « .
C’est au milieu des commentaires sur le taux d’ensoleillement des 2 jours passés, du dernier inconnu éliminé de DALS ou de la lourdeur du rôti dominical, que le quotidien d’un supporter du Tèf diffère un peu. Voilà maintenant plusieurs années que j’ai hebdomadairement droit à mes habituels « Alors, contre qui vous avez perdu c’week-end ? », « Parait qu’le TéféCé s’est encore ridiculisé » ou plus récemment « T’es quand même allé au match ! Vous en avez pas marre de prendre des branlées ? » en remplacement de la sainte ritournelle.
Il faut faire preuve d’un aplomb certain pour répondre systématiquement « J’sais pas : je n’vais pas au stade pour voir du foot mais pour supporter le club de ma ville. Si j’veux mater un match y’a BeIN ». Parce que pour nous c’est ça supporter. Amener son support en supportant victoires, défaites et échecs. Parce que, dans 15 ans, les joueurs, entraineurs ou même dirigeants ne seront plus les mêmes. Ce qui sera encore là, ce sont les couleurs du club et les gens qui les portent quoi qu’il arrive.
Alors, même si on s’croise Lundi prochain ou dans une décennie, vous saurez déjà c’que j’ai fait c’week-end !

 

Les jours se suivent et se ressemblent sur l’Ile du Ramier. Les semaines aussi. Les années même. C’est à croire que l’avantage que doit conférer plusieurs décennies d’expérience au plus haut niveau national n’est qu’un fantasme pour supporter en début de saison, septique à l’idée de se réabonner dans son club de cœur.
Cette saison encore, le Toulouse Football Club se retrouve (comme annoncé précédemment) au cœur du mois de février avec absolument « Plus rien à jouer », éliminé de toute coupe hexagonale et bien calé au creux du nombril du ventre mou d’une Ligue 1 au niveau affligeant. Alors ne faudrait-il pas avoir une lecture différente, voire opposée, du projet sportif de notre équipe chérie ?
N’est-ce justement pas cette expérience de la médiocrité qui permet au TéFéCé de renouveler avec une régularité déconcertante cette prouesse de se maintenir à chaque fois, sans jamais avoir d’autre ambition ? Le président a déjà évoqué le concept de gestion « En bon père de famille », et force est de constater que le sujet est maîtrise de main de maître : ce marasme n’oblige à aucune prise de risque financière pour conserver le statu-quo, assurant un équilibre entrepreneurial unique en France.
Élevé modèle de la DNCG, peu ou pas de déficit grâce à l’absence d’investissement complémentaire ; Installations et salaires dignes de la Ligue 2 assurant un potentiel d’attraction de joueur ou entrainement proche du néant. Cette théorie semble capillotractée ? Pourtant rien à Toulouse ne vient la contredire. Le maigres moyens de pression visant à renverser cette gestion (fête en honneur de la descente en L2, « Un projet pour le TFC », Abandon du matos par les Indians, création de l’Adist) n’eurent pas plus d’effet qu’une piqûre de moustique. En exemple la re-nomination à la tête de l’équipe d’un entraîneur cadrant parfaitement avec la insuffisance recherchée, qualifié même d’ « Homme de la situation car connaissant bien le club » par Olivier Sadran.
La marotte du « Nous n’avons pas l’effectif pour jouer sur plusieurs tableaux » n’a même plus lieu d’être ici tant les esprits toulousains ont été nourris au « Le Tèf peut se vanter de sa régularité de présence en Ligue 1 ». Heureusement que le public n’est pas dupe, et qu’il déserte lentement le Stadium. Bientôt il ne restera plus que des touristes chinois et des partenaires commerciaux dans les travées du « Petit Wembley », les supporters eux resteront bien au chaud dans leurs salons ou leur bar sportif préféré…
Car c’est là le plus triste : malgré tout le dégoût que nous inspire ce club, il sera notre club à jamais. Cette affection inconditionnelle qui permet toutes les dérives : qu’importe les erreurs, l’amour rend aveugle.

MNC
MNC
Rappeur 31 Toulouse - Supporter Virage Est BFS - @CapitoleFC - #ForzaTFC

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