TFC du changement à prévoir
3 décembre 2018

« Alors, t’as fait quoi c’week-end ? »

Nous avons tous un point commun, c’est la mine grise affichée le Lundi matin au boulot lors de la prise du 1er café d’une longue semaine. Et nous avons aussi tous ce même collègue, enjoué, venant te déconcentrer en plein mâchouillage de touillette avec cette question immuable : « Alors, t’as fait quoi c’week-end ? « .
C’est au milieu des commentaires sur le taux d’ensoleillement des 2 jours passés, du dernier inconnu éliminé de DALS ou de la lourdeur du rôti dominical, que le quotidien d’un supporter du Tèf diffère un peu. Voilà maintenant plusieurs années que j’ai hebdomadairement droit à mes habituels « Alors, contre qui vous avez perdu c’week-end ? », « Parait qu’le TéféCé s’est encore ridiculisé » ou plus récemment « T’es quand même allé au match ! Vous en avez pas marre de prendre des branlées ? » en remplacement de la sainte ritournelle.
Il faut faire preuve d’un aplomb certain pour répondre systématiquement « J’sais pas : je n’vais pas au stade pour voir du foot mais pour supporter le club de ma ville. Si j’veux mater un match y’a BeIN ». Parce que pour nous c’est ça supporter. Amener son support en supportant victoires, défaites et échecs. Parce que, dans 15 ans, les joueurs, entraineurs ou même dirigeants ne seront plus les mêmes. Ce qui sera encore là, ce sont les couleurs du club et les gens qui les portent quoi qu’il arrive.
Alors, même si on s’croise Lundi prochain ou dans une décennie demandez pas, vous saurez déjà c’que j’ai fait c’week-end !

Cela faisait maintenant plus d’un mois, et un chaotique match nul face à Dijon après avoir été mené 2-0, que les Supporters des Violets n’avait plus eu le loisir de venir soutenir leur équipe sur l’île du Ramier. À la trêve hivernale s’était ajouté des reports de rencontres dus au manque d’effectifs policiers en capacité de pourrir la vie de ces supporters, car déjà trop occupés à pourrir celle des manifestants fluorescents du Samedi après-midi.
D’ailleurs, ce mouvement mobilise tellement de forces de maintien de l’ordre qu’il va d’ores et déjà falloir s’habituer aux horaires champêtres de la Coupe de France pour assister aux prochaines rencontres de Ligue 1 au Stadium, le Samedi soir n’étant plus réservé à la répression de craquage d’engins pyrotechniques mais aux tirs tendus de grenade lacrymogènes offensives.
C’est donc Dimanche après-midi (pour cause de report) que spectateurs, fans et supporters se retrouvèrent tous ensemble dans la tribune latérale Honneur Sud pour encourager leurs chouchous pour la première fois de l’année 2019. Une fois n’est pas coutume, le « charme de la Coupe » opéra très rapidement. Peut-être grâce à cette impression d’être en déplacement, le kop calé contre le poteau de corner, les différents groupes le composant inhabituellement mélangés, le tout dans une ambiance plus que festive pour un horaire de brunch.
Un mois, c’est presque une éternité dans le sport de haut niveau. Et l’atmosphère dans les travées du Stadium aurait été toute autre si la rencontre avait eu lieu 30 jours plus tôt. Car tant de choses ont changé depuis cet ubuesque 2-2, tant de certitudes volèrent en éclat à la lumière des 2 dernières victoires à l’extérieur (et un nul si l’arbitrage vidéo existait). Tel un Phoenix, le parfois décrié entraineur du Toulouse FC renaquit une fois encore de ses cendres, après avoir mourut une nouvelle fois avec son idée qui voudrait faire passer le 5-4-1 pour une stratégie offensive et ambitieuse.
Celui qui, à la fin de l’automne, ne devait pas « passer l’hiver » se voit aujourd’hui ragaillardit à la faveur d’un réveil inattendu des joueurs toulousains, pourtant réputés chaque année en vacances une fois l’exercice « aller » réalisé. Alors que penser des traditionnelles déclarations téméraires du genre « C’est très positif. J’ai vraiment envie d’aller le plus loin possible dans cette Coupe » alors que le club nous a habitué à souffler le chaud et le froid ces dernières saisons ? Il serait de bon ton de répéter que tout va très vite en compétition et que les toulousains sont les spécialistes lorsqu’il s’agit d’adorer demain ce qu’ils ont brûlé hier…
Ce que l’on peut retenir, c’est que la joie et les sourires sont revenus en tribunes malgré une série de matchs à jouer à n’importe quel autre moment que le samedi soir. Certains même se permirent une pointe d’humour avec une question faisant référence à ces actualités croisées… « Qui partira le premier : le Président de la République Française ou l’entraineur du Toulouse Football Club ? ». N’hésitez pas à bien réfléchir avant d’y répondre !

MNC
MNC
Rappeur 31 Toulouse - Supporter Virage Est BFS - @CapitoleFC - #ForzaTFC

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